Accessibilité web : qui sera prêt en 2015 ?

30 septembre 2013À la une, Expertise éditoriale & rédaction Web

Expertise éditorialeDans la mise en place d’un site web, plusieurs niveaux d’exigences cohabitent : celles du développeur, de l’ergonome, du référenceur, du designer, du rédacteur de contenus… Il faut ajouter à cette liste les exigences pour rendre son site accessible.
L’accessibilité d’un site deviendra une obligation en 2015 pour certains sites de l’administration centrale.
Sur cette thématique, plusieurs idées reçues : l’accessibilité concerne uniquement les alternatives aux images et est destinée aux aveugles.
J’ai assisté à l’excellente formation « L’accessibilité du Web pour les contributeurs et rédacteurs », donnée par Qelios et Accessiweb, ce qui m’a permis d’approfondir le sujet et de faire le point sur les bonnes pratiques à suivre pour le rédacteur afin d’améliorer le travail technique du développeur.
Je vous livre mes réflexions à la suite de ces deux jours riches en contenus.

L’accessibilité ne concerne pas uniquement les non-voyants et mal voyants, mais s’adresse également aux sourds et malentendants ainsi qu’aux handicapés moteurs et cognitifs
L’accessibilité d’un site tend à rendre le contenu disponible en restreignant le nombre de manipulations.
Le point central de l’accessibilité réside en la structure de l’information pour une meilleure reconnaissance via les outils de transcription de contenus. Citons entre autres claviers visuels, loupes et lecteurs d’écran.
La structuration des contenus concerne la hiérarchisation des titres, des paragraphes, des listes ordonnées et non ordonnées ainsi que les alternatives aux images.

Bonnes pratiques

  • Assurer la présentation via CSS pour mieux qualifier les titres, les paragraphes et les listes.
  • Alternatives d’images pertinentes : distinguer les images de décoration des images porteuses d’information. Les images de décoration concernent 80% des images d’un site web. Il n’est pas nécessaire de renseigner leurs alternatives, car elles rajoutent une couche d’information inutile aux images
  • Les liens : ils doivent être explicites par eux-mêmes, en fonction du contexte (mots qui précèdent ou qui suivent le lien). Sinon, le title doit être renseigné en reprenant l’intitulé du titre auxquelles sont ajoutées des informations complémentaires.
  • Ne pas donner l’information par la seule couleur. Par exemple, dans le cas d’un « camembert », insérer les indications sur les couleurs correspondantes et non en légendes. Les contrastes de couleurs doivent être suffisants
  • Les interactions doivent être explicites : intitulés des liens et des boutons de formulaires à soigner
  • Liens d’accès rapides en haut des pages pour accéder aux contenus
  • Transcription, sous-titrage et audio-description des contenus (version en langue des signes pour les sourds) à ajouter aux vidéos et pistes sonores

Et les documents en téléchargement ? Il est nécessaire de privilégier le format word et de le rendre accessible en retrouvant la même qualification des contenus : titre, liste, couleur, alternatives d’images et tableaux

Pour évaluer votre site, la web developer toolbar pourra vous aider. Toutes les informations dans le slide share de la société qelios (qui a dispensé cette formation) : accessibilité du web, méthodes d’évaluation rapide.
En résumé, cette formation L’accessibilité du Web pour les contributeurs et rédacteurs brillamment dispensée par la société Qelios, dans le cadre de BrailleNet, était extrêmement riche et précise. Elle m’a fait découvrir des aspects que je ne soupçonnais pas. Je la conseille à tous les rédacteurs web.
Et vous, avez-vous mis de telles pratiques dans votre site ?

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7 réponses à “Accessibilité web : qui sera prêt en 2015 ?”

  1. Un grand merci Férréole pour ce partage d’expérience et ce compte-rendu riche de pistes à suivre en matière d’adaptation des contenus aux exigences de l’accessibilité.

    Encore des compétences à ajouter à nos métiers, décidément riches de mutations…
    Bonne semaine !

  2. Très intéressant pour avoir un résumé des règles à suivre en termes d’accessibilité. Difficile par contre d’en convaincre les décideurs. Pour l’instant ils n’en voient pas forcément l’utilité au niveau du rendement…

  3. Merci Coline et effectivement, tu as tout à fait raison à propos des décideurs difficiles à convaincre. A moins d’être personnellement touché par ce problème, la plupart l’occulte. En 2015, ce seront les sites institutionnels qui seront dans cette obligation. Voir ensuite si les acteurs du web dont nous faisons partie voudront ou non contribuer au Web universel !

    Au plaisir de te lire !

  4. Résumé intéressant pour une formation à suivre qui ne devait pas l’être moins. Comme mentionné en début de l’article, il y a différents handicaps (je rajouterai même que le grand âge peut s’assimiler à de l’handicap et ramène à des problématiques sur des classes d’handicaps « traditionnelles » (exemple : problème de vision)). A partir de là, essayer de prendre en compte, sur une page web, toutes ces problématiques et vouloir satisfaire bien-portants, sains d’esprits et handicapés de toutes sortes me semble difficile et très contraignant. Pourquoi alors ne pas créer des pages spécifiques suivant tel ou tel public (à l’instar de certains sites qui proposent une navigation haut ou bas débit) ? Lors de la formation, cette solution a t’elle été évoquée ? Ou au contraire, est-il préférable de regrouper les bonnes pratiques au sein d’un seule et même page ? Autre question à laquelle tu as peut-être la réponse : y-a-t’il un lien entre un site pensé handicap et positionnement de son référencement dans les moteurs de recherche ? Il me semble que oui et cela me paraîtrait logique (un site bien structuré est mieux indéxé) mais à vérifier. Enfin, concernant les décideurs rétifs à ces bonnes pratiques, on peut, pour les convaincre, leur mentionner qu’ils ont tout intérêt à respecter un minimum de critères d’accessi-web au risque, dans le cas contraire, de se couper d’une part importante de clients (existants ou potentiels).

  5. Bonjour Didier.
    Non, il n’a pas été évoqué de séparer les pages, même si pour certains contenus cela semble pouvoir s’envisager.
    Au niveau du référencement, nous n’avons pas abordé cette pratique, mais cela m’a aussi questionné. En effet, certaines exigences de l’accessibilité (texte des liens par exemple) sont différentes des nécessités du référencement. C’est un sujet sur lequel je vais me pencher car ça m’a interpellé.
    Enfin, pour les décideurs, je crois plus à l’obligation légale qu’au reste. Reste à voir si les sites hors administration se sentiront concernés !
    Bonne journée !

  6. Didier, j’ai échangé avec le responsable de la formation et voici les réponses de Denis Boulay, responsable d’Accessiweb:

    – « Les recommandations internationales d’accessibilité des contenus web (WCAG, norme ISO depuis 2012) émises par le W3C et dont sont issues des référentiels comme AccessiWeb et RGAA ont justement été créées pour permettre de répondre à l’ensemble des problématiques liées aux usages du web par tout type d’utilisateurs, en particulier les utilisateurs handicapés et âgées. Appliquer ces règles
    d’accessibilité sur une seule et même page web, c’est s’assurer qu’aucune
    contrainte technique ne viendra bloquer l’accès à l’information pour ces
    utilisateurs. »

    – « Créer des pages spécifiques, c’est devoir assurer une maintenance accrue (même information partout sur toutes les versions ?), c’est renvoyer l’utilisateur à son propre handicap et c’est particulièrement difficile à réaliser : comment satisfaire tous les besoins liés à tous les handicaps ? Là encore, la norme d’accessibilité est sensée répondre à cela. »

    – sur le référencement :

    « A notre connaissance, il n’y a pas d’étude formalisée sur le sujet mais nous constatons qu’une partie des critères d’accessibilité est en cohérence avec plusieurs critères liés au référencement. »

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