5 points clés pour analyser et améliorer la performance éditoriale de ses contenus

19 mai 2014À la une, Expertise éditoriale & rédaction Web

Expertise éditorialeRégulièrement, j’accompagne plusieurs clients dans une réflexion sur leur contenu (site Internet et réseaux sociaux) en formation ou en coaching. Il s’agit de regarder ces contenus avec un œil extérieur (moi) et prendre du recul (eux) pour arriver à un contenu pertinent (nous) !
J’ai donc listé plusieurs éléments à prendre en compte pour améliorer la performance éditoriale de son site Internet et ses réseaux sociaux. Découvrez-les et partagez vos points de vue !

1 – Décrire sa structure et ses cibles en quelques mots

Revisiter ses objectifs et les reformuler permet de valider le territoire sémantique de sa structure.
C’est également une manière de vérifier l’adéquation de ses messages à ses publics.
En synthétisant votre activité en une phrase, vous en résumez l’essentiel de manière claire et concise.
Retrouvez-vous cette description sur votre site Internet et vos réseaux sociaux ?

2 – Apprécier la clarté de ses supports

Aspect général

Il s’agit ici de vous interroger sur l’aspect général de vos supports.

  • Sont-ils lisibles (taille de police et sans empattement) ?
  • Sont-ils agréables à lire (design actuel et clair) ?

Structure des contenus

Une importance sera également accordée à l’architecture simple et à la hiérarchisation de différents contenus.
Un site fouillis ne convie pas à la lecture car d’emblée, il impose un effort pour trouver l’information.
Un texte structuré par des titres, des paragraphes, des expressions en gras (éléments saillants) permettra un ancrage visuel en fournissant des repères facilitant une première approche (lecture de scan) pour inviter à une lecture plus attentive (si le sujet intéresse le lecteur, bien sûr).

Les rubriques et leur wording

Considérez l’intitulé de vos rubriques : sont-elles orientées utilisateur ?
Par exemple, au lieu de « conditions générales » qui est procédurier, on privilégiera « mode d’emploi » ou « infos pratiques » qui incite plus à cliquer.

Revisitez l’ensemble de vos intitulés.
Par exemple, pour présenter les contacts, au lieu de « collaborateurs », on préférera « vos interlocuteurs ».

Clarté de la communication

Le nom de marque est-il le même sur tous les supports : nom de domaine, compte Twitter, page Facebook et Google+, etc. ?
Ceci est une remarque qui peut sembler primaire, mais il m’arrive souvent de devoir harmoniser tout cela pour des clients, d’autant plus si les comptes ont été créés à des époques différentes.

Maillage des supports

Enfin, reliez les supports entre eux : placez les icônes des réseaux sociaux sur le site Web, dans les signatures mails, les newsletters.
Bien sûr, il est intéressant de personnaliser. Certains départements auront un avantage à mettre en avant l’icône Facebook, pour d’autres ce sera le groupe LinkedIn et Twitter concernera les deux, etc.

3 – Lister les supports utilisés

  • Site Web
  • Mailing
  • Newsletter
  • LinkedIn
  • Google+
  • Facebook
  • Twitter
  • Scoop-it
  • Autres

Précisez s’il s’agit de groupes ou de pages.
Réservez-vous certains messages à des plateformes en particulier ?
Précisez les objectifs de chacun.

4 – Qualité des contenus : un texte efficace et utile

Ici, il s’agit de réviser vos messages en les regardant avec un œil très extérieur, pour les critiquer avec du recul.
Un conseil : soyez humble face à vos contenus et acceptez de les revisiter sans mauvaise foi quant à leur qualité. Cela ne vous fera pas avancer. Il faut donc accepter de relire un contenu et s’apercevoir qu’il manque la cible, qu’il n’est pas clair.
Voici quelques points à jauger quant à l’efficacité du texte et à l’utilité des contenus.

Compréhension du message

Comprend-on facilement le message principal ?
Après la lecture du contenu, êtes-vous capable de l’expliquer/résumer en une phrase ?

Une écriture claire, concise et efficace

Le texte est-il verbeux ou répétitif ?
Il y a l’expression « s’écouter parler », évitons le « s’écouter écrire ».
Ce n’est pas parce qu’on utilise des tournures alambiquées que cela facilitera la compréhension du lecteur.

Niveau de langage : technique ou appropriable ?

Les mots spécifiques sont-ils expliqués ?
C’est souvent un nœud sans fin. Certains pensent qu’utiliser un vocabulaire très spécifique sera gage de niveau pour les experts et qu’il faut l’employer dès l’accroche. D’autres, dont moi, ne souhaitent pas exclure des publics, sans vouloir niveler par le bas et privilégient un vocabulaire appropriable.
L’équilibre à trouver est subtil.

Utilité de l’information pour l’internaute :

Allons plus loin dans l’autocritique, l’information est-elle réellement intéressante ? Que va-t-elle amener au lecteur ? Perso, lire un édito d’un DG me fait royalement ….
Effectivement, on ne peut pas le dire de cette manière, mais n’oubliez pas que la communication égocentrée est à bannir.
Une manière de faire, c’est de jauger l’utilité de l’information en mettant en regard la page avec le taux de rebond et les statistiques de consultation.
Par exemple, est-ce qu’une revue de presse intéresse vraiment les internautes ? Il peut sembler plus intéressant de proposer un compilé presse annuel comptabilisant l’ensemble des actions et donnant des extraits des meilleurs articles.

Validité des informations

Vérifiez aussi l’absence de fautes d’orthographe ou de grammaire ou de style.
Les liens externes sont-ils valides et crédibles ? Les sources et références sont-elles citées ?

Actualité du contenu

  • Date de la dernière visite de la page
  • Date de sa dernière mise à jour
  • Nombre de visites de la page (Page Rank) ou nombre de vues
  • Temps moyen passé sur la page

Servez-vous de ces critères pour « nettoyer » votre arborescence, supprimer ou amalgamer à d’autres les rubriques qui ne vivent pas assez et qui ne sont pas consultées.

5 – Classifier ses messages

Dressez un tableau avec vos actus, des classifications type (exemple : Actus produit / Actus commerciales /Actus secteur et relais d’information, à affiner suivant vos contenus) et leur affectation par réseaux.
Voici un exemple :

exemple-contenu

Voilà, nous avons fait le tour. Vous êtes-vous déjà prêté à un tel exercice ? Avez-vous des expériences à partager ?

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