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Pour une sobriété éditoriale

sobriété éditoriale : les principes

Des internautes saturés de contenus à la qualité discutablead nauseamn et un numérique à l’impact énergétique important : nos posts, nos articles, nos likes polluent et les cerveaux et le web.

Le constat est sans appel : il est temps de tendre à une sobriété éditoriale, en déclinaison de la sobriété numérique. En voici les principes.

L’émergence de la sobriété éditoriale

« La consommation d’énergie du numérique est aujourd’hui en hausse de 9 % par an. Il est possible de la ramener à 1,5 % par an en adoptant la «Sobriété numérique » comme principe d’action.», annonce The Shift Project.

La sobriété numérique consiste à « acheter les équipements les moins puissants possible, les changer le moins souvent possible, et réduire les usages énergivores superflus. »

Écoconcevoir les services numériques, c’est réduire le nombre de clics, les contenus inutiles réduire la quantité de ressources informatiques – puissance du terminal, bande passante, nombre de serveurs, etc. – nécessaires pour réaliser l’acte métier qui définit le service numérique : trouver l’horaire d’un train, prendre rendez-vous chez un médecin, communiquer via un e-mail, etc., précise GreenIT.fr.

Le champ d‘action de la sobriété éditoriale

Nous, producteurs de contenu, pouvons donc agir.

Nos moyens d’action sont donc de diffuser des contenus utiles et

  • à son service, qui remplit un objectif à la fois pour l’internaute et pour l’entreprise émettrice (à la différence des contenus auto centrés sur l’entreprise)
  • écologiques/éco-conçus, c’est-à-dire des messages porteurs de sens et diffusés avec mesure. Il s’agit d’utiliser la juste ressource nécessaire pour produire ce message en maîtrisant la dépense énergétique du producteur de contenu qui les crée et la charge mentale de l’internaute qui les reçoit.

Les principes de la sobriété éditoriale

1 – Divulguer des messages forts, porteurs de sens et dont d’impact

Pour cela, il est important de poser les fondations d’une communication authentique et cohérente.

La première étape est un temps d’introspection pour l’entreprise, pour clarifier son identité, sa raison d’être, pour faire émerger sa singularité.
C’est-à-dire ce qui la caractérise et fait d’elle une entreprise unique.
L’entreprise est invitée à conscientiser sa mission, son engagement envers son éco système, sa contribution au bien commun.
Voici le socle d’une prise de parole alignée avec les actes de l’entreprise.
Lorsque l’entreprise incarne ses valeurs, son discours a naturellement un impact sur les publics qui partagent les mêmes orientations.

La deuxième étape est donc de s’attacher à connaître précisément les publics que l’entreprise s’adresse. Ainsi, plus facile de structurer une proposition de valeur au service de ses publics.

2 – Construire un dispositif de communication raisonnée

Ici, il s’agit de résister aux phares de la surenchère des plateformes et de la course aux likes.
Les supports à investir doivent être cohérents avec l’entreprise et s’insérer dans les usages des collaborateurs.

Lire le manifeste sur la communication raisonnée

3 – Publier des contenus utiles, durables et à haute valeur ajoutée

La qualité des contenus est ici conviée : des contenus riches, longs, qui apportent une réelle information à l’internaute.

Un contenu de qualité a une longévité quasi illimitée. Le planning éditorial comprend le recyclage des contenus : mis à jour, ils peuvent être diffusés à nouveau sur les réseaux et déclinés en vidéos, en posts, en infographie, etc.

Rappelons également les notions de rédaction et langage clair : des contenus compréhensibles dès la première lecture, dans lequel le lecteur trouve ce qu’il cherche, comprend l’information et l’utilise pour répondre à ses besoins. Le texte est structuré de manière logique autour des questions et besoins du lecteur.
L’expression doit veiller à être inclusive, c’est-à-dire un langage commun qui favorise la compréhension.
Attention donc aux expressions jargonneuses, aux entre soi et autres anglicismes à la mode qui ralentissent la diffusion des savoirs et des bonnes pratiques.

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